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L’Editorial de juillet 2009Le bilan du semestre tient en un mot : stabilisation Sonnés par un exercice 2008 qui restera parmi les pires millésimes de l’histoire financière, les marchés ont chuté encore début 2009 pour atteindre le triste score de 2.465 points pour l’indice CAC 40, à comparer au sommet de 6.168 points en juin 2007 et de 6.944 points en septembre 2000. Dans la tourmente, tant financière que médiatique, de nombreuses voix annonçaient la mort du système financier et une descente aux enfers identique à celle de 1929 qui avait marqué l’effondrement des indices boursiers américains de près de 90 %. Il aura suffi de huit semaines pour que l’indice CAC 40 inscrive un rebond d’une violence historique. Le second trimestre qui s’achève voit l’indice CAC 40 progresser de 12,5 % et réduire son repli à -2,4 % depuis fin 2008. Une fois le risque de faillite du système financier passé, les marchés actions sont revenus au niveau plus ou moins zéro de performance et ont entamé depuis mai une phase de consolidation horizontale. Les volumes d’échanges quotidiens se sont réduits de moitié à 3 milliards d’euros et la volatilité (qui exprime les amplitudes de variations des cours) retrouve des niveaux de pré-crise, l’indice VIX passant de 80 % à 26 %. Les entreprises européennes souvent endettées du fait d’acquisitions réalisées au cours des dernières années, font directement appel aux marchés pour lever des capitaux et de la dette en émettant des obligations malgré des niveaux de taux qui auraient été considérés comme prohibitifs il y a encore quelques mois et qui pourraient pénaliser leur rentabilité à terme. De fait, des émissions hybrides plus ou moins exotiques (ORANE, OCEANE, PACEO…) permettent de diminuer leur taux en contrepartie d’une légère dilution à terme. Selon Thomson Reuters, ces nouvelles émissions atteignent en cumulé 1 200 milliards de dollars, 30 % de plus que l’an dernier à la même époque. Il conviendra sans doute d’attendre deux éléments pour que les marchés d’actions retrouvent leur lustre perdu et attirent à nouveau l’épargne des investisseurs. En premier lieu, la publication dans l’été des résultats des entreprises pour le second trimestre 2009 fera le décompte des dégâts causés par la récession et donnera l’occasion aux dirigeants d’entreprise de s’engager sur des prévisions. Il faudra enfin voir si la tendance favorable des indicateurs avancés de l’économie vient confirmer le retour à la vie normale des affaires. Les chiffres macro-économiques se stabilisent et le déstockage violent explique à lui seul l’essentiel de la récession actuelle. Il se réduit, laissant espérer une reprise de la production qui apportera du grain à moudre aux optimistes. Nous pensons, à l’instar de la Commission Européenne, que le pire de la récession est passé. Les forts rebonds enregistrés sur certains secteurs ont permis d’arbitrer un certain nombre de valeurs notamment cycliques ou bancaires en faveur des secteurs défensifs comme les télécoms, l’énergie ou la santé restés à l’écart. Des liquidités ont été reconstituées dans les fonds. Les obligations d’entreprises ont pris une place significative dans les allocations d’actifs. Cette classe d’actifs a souffert de la crise qui a d’abord frappé les marchés de crédit, devenus illiquides, et s’est reprise à grande vitesse, apportant des performances à la hauteur de l’audace des créanciers qui avaient investi alors que la sinistrose régnait. Les entreprises l’ont compris et se refinancent désormais directement sur les marchés en multipliant les émissions d’obligations et de convertibles. Soumise à l’épreuve de la crise, la gestion de Montségur Finance réalise des performances cohérentes. Le soin apporté à l’élaboration des rapports de gestion a pour vocation de rendre transparente et compréhensible la philosophie de gestion et d’identifier le lien tangible entre le client des fonds et sa participation dans les entreprises cotées.
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