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L’Editorial d’août 2009PUBLICATIONS : LE COMPTE EST BON On dit souvent que les gestionnaires ne détestent rien plus que l’incertitude. Or la période actuelle apporte quelques réponses encourageantes ou tout du moins rassurantes. Du côté des publications des entreprises tout d’abord. Alors que la récession économique sévit encore et pénalise les chiffres d’affaires, les effets des restructurations et des plans de réduction de coûts jouent désormais pleinement et permettent aux marges de se maintenir ou parfois même de progresser. Si les bénéfices des entreprises européennes ont fondu d’environ un tiers par rapport au premier semestre 2008, la moitié des publications ont cependant battu les estimations des analystes financiers. Alors que leurs objectifs de cours étaient laminés il y a quelques mois par tranches de 25 ou 50 %, ils courent désormais après des marchés qui vont souvent plus vite que leur plume, pour les réajuster. Aux États-Unis, ce sont 77 % des entreprises qui composent l’indice large S&P500 ayant publié qui ont dépassé les attentes et créé un effet de surprise d’une ampleur rarement atteinte. Du côté des régulateurs également, la Réserve Fédérale Américaine (FED) a tenu des propos rassurants suite à la publication de son livre beige, indiquant que l’économie américaine se stabilisait. La publication en toute fin de mois d’un Produit Intérieur Brut américain en recul de 1 % au second trimestre contre une attente à - 1,5 % est venue le confirmer. Son président Ben Bernanke souhaite préparer le terrain pour retrouver un fonctionnement plus orthodoxe des marchés de taux et normaliser les injections de liquidités exceptionnelles mises en place pendant la crise. La politique de taux d’intérêt très bas devrait toutefois perdurer jusqu’en 2010. L’amélioration du marché de l’immobilier américain soutient également ces commentaires. L’indice parisien rebondit ainsi de 9,1 % en juillet, franchissant la résistance des 3.400 points pourtant testée à plusieurs reprises. Francfort retrouve les 5.300 points et l’indice américain S&P 500 reste au seuil des 1.000 points. Les marchés développés évoluent ainsi en territoire positif depuis le début de l’année, ne laissant plus ce privilège aux marchés émergents comme la Russie, l’Inde ou la Chine qui voient leur indice progresser de plus de 50 %. Le potentiel de hausse des marchés existe toujours, car les niveaux de valorisation sont attractifs et de nombreux investisseurs sont restés à l’écart des marchés actions. Après avoir vu les indices boursiers s’écrouler, ils sont allés chercher de la sécurité à tout prix, mais au prix de rendements désormais très faibles. Une réallocation de leurs actifs vers les marchés actions se fait sentir. Elle se traduit par une collecte nette sur les OPCVM actions, toutefois timide. Si nous avons été agressifs dans la période où les marchés étaient au paroxysme de la crise, en investissant nos fonds à 100 %, nous ne modifions pas fondamentalement cette stratégie. Nous reconstituons quelques liquidités afin de pouvoir tirer parti de moments de faiblesse dans des marchés estivaux aux volumes de transactions parfois plus réduits et ajustons au quotidien les pondérations de titres qui approchent nos niveaux objectifs d’intervention. Le mouvement pourra se prolonger grâce à un retour des opérations financières. Elles pourraient venir animer la seconde partie de l’année. Si les banquiers d’affaires ont mobilisé leurs talents pour refinancer les entreprises au premier semestre, ils devraient désormais se distinguer dans leur rôle de conseil en fusion-acquisition. Certains chefs d’entreprises se posent la question alors que pour aller de l’avant et bénéficier à plein d’une reprise à venir, les capitaux nécessaires pour racheter un concurrent sont parfois inférieurs à ceux à mobiliser pour développer l’activité en interne.
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