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Cercle Finance : Interview d’Alain Crouzat (04-01-2010)
Que faut-il penser de cette année 2009 ? On a des marchés financiers qui, au cours de l’année 2009 ; ont montré une forte volatilité, et des événements exceptionnels avec cette crise financière qui, à un moment donné était proche du trou noir, finalement la fin du monde n’a pas eu lieu. On voit finalement que la prime au risque est payante. Le marché 2009 a été tiré par les obligations, 2010 verra sans doute une prime au risque par rapport aux actions, puisque l’essentiel du rally, il me semble, par rapport au marché obligataire a été fait ; les taux d’intérêt courts sont proches de zéro, les taux d’intérêt longs sont à 3, 4 points maximum donc il faut aller chercher la rémunération sur des placements en actions. Où sont les opportunités en matière d’actions ? En 2010, il faudra avoir une approche de stockpicking car les thématiques ne sont pas forcément gagnantes, il faudra aller dans les secteurs chercher les sociétés qui présentent des potentiels de hausse des bénéfices. C’est pour cela qu’à travers notre fonds Montsegur Opportunité, qui a gagné plus de 58% en 2009, on a vu que cette approche était payante. Il faudra aller chercher les sociétés qui améliorent leur bilan ; les opérations de fusions acquisitions vont probablement reprendre de manière significative. Quelles actions privilégier ? Le fonds Montsegur Opportunités joue sur les restructurations financières et industrielles. En 2009, une opération a été initiée, elle va se concrétiser en 2010. Il s’agit de la société Bull qui rachète Amesys, un leader de la technologie de la cryptologie, une science d’avenir. Le Grenelle, le grand emprunt prouvent que la France a décidé d’investir dans le numérique et le stockage. Voilà une société qui n’avait pas dépensé le cash dont elle disposait, et qui fait une très belle acquisition en 2010 et qui pourra voir sa croissance bénéficiaire s’améliorer. La société se payait moins que sa trésorerie, on a constaté qu’il y avait des anomalies de valeur. Un tiers des entreprises du SBF 250 cote en-dessous des fonds propres des sociétés. Faut-il être optimiste en 2010 ? On peut être optimiste car il faudra aller chercher de la rémunération. Les gérants de grands fonds, des retraites ont de l’immobilier qui baisse, des taux d’intérêt à court terme qui ne sont pas rémunérés, et les obligations ont fait l’essentiel du rally. Il faudra aller trouver de la rémunération, or ce sont les entreprises qui sont créatrices de richesse. Historiquement, avec des taux d’intérêt aussi bas, c’est quand même une période très favorable aux actions. |
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